E140069Église Saint-Martin Saint-Laurent

Mis à jour le 30-01-2018
Eglise

Description architecturale :

L’église est orientée et son plan est allongé. Elle possède un unique vaisseau et son chevet est polygonal. L’entrée est précédée d’une tour clocher et le flanc nord du chœur est flanqué d’un corps de bâtiment annexe rectangulaire. Il s’agit de l’ancienne chapelle seigneuriale d’Harcourt, convertie en sacristie.

Elevation extérieure :

La tour clocher en brique de style néo-classique constitue la façade occidentale de l’édifice. La tour est divisée en trois niveaux d’élévation dont les deux premiers sont épaulés de doubles contreforts angulaires. Le premier est percé d’un portail en plein cintre surmonté d’un fronton triangulaire percé d’une baie aveugle trilobée. Le deuxième est orné de quatre hautes baies aveugles en plein cintre. Enfin, le dernier est percé de baies géminées en plein cintre munies d’abat-sons. Elles sont surplombées d’un oculus. Cette même structure se répète sur les trois flancs libres de la tour. Ainsi, les trois portails permettent de mettre en place un porche d’entrée. La flèche de type Fry couronne le dernier niveau d’élévation en laissant des espaces triangulaires libres qui permettent de mettre en valeur les oculi présents sur chacun des flancs du clocher de plan carré. La flèche est soutenue par de très petits contreforts et elle est coiffée d’une girouette.
La façade à mur pignon, sur laquelle est accolée la tour clocher, est épaulée de contreforts angulaires et est dotée de deux niches, aujourd’hui vides, encadrant la tour.
Les murs gouttereaux sont percés de baies. La nef est percée de baies en arc brisées assez peu nombreuses. Le chœur se distingue de la nef par son matériau de construction : la brique mais aussi par le rythme de ses percements. En effet, le chœur est rythmé par l’alternance de baies en plein cintre et de contreforts. Cette alternance permet d’en définir les trois travées.
L’ancienne chapelle convertie en sacristie est presque aussi haute que le reste de l’édifice. Elle est percée d’un portail rectangulaire à l’est tandis qu’au nord, elle est percée d’une baie en plein cintre surmontée d’un oculus.
Le chevet à trois pans est percé sur deux de ses pans de baies en plein cintre tandis que les arêtes séparant chaque pan de mur sont épaulées de contreforts.
La nef, le chœur et la sacristie sont couverts de toitures en bâtière tandis que le chevet est surmonté d’un toit en croupe.

Elevation intérieure :

La nef est séparée du chœur par une arche en plein cintre ou arc triomphal.
Les murs sont entièrement peints en blanc et ils contrastent ainsi avec les boiseries des meubles, les vitraux colorés et les éléments de décor très fournis.
Le maître-autel du XVIII e siècle est classé monument historique depuis 1974. Il est orné aux angles de coquilles et, au centre, d’un vaste motif de rocaille.
Les gradins sont décorés de coquilles et de rameaux.
Le tabernacle a une porte décorée d’un agneau couché sur une croix. De chaque côté, de vastes ailerons enserrent des glaces destinées à protéger des reliquaires disparus.
Le mobilier du Saint-Sacrement est une gracieuse superposition d’éléments de coquilles déchiquetées qui supportent une croix. Une belle Assomption rappelle l’ancien retable dont aucun élément n’a survécu.

Étapes de construction :

L'église a été construite entre 1640 à 1643, à l’initiative de Gilone de Goyon-Matignon, veuve de Pierre Ier d’Harcourt, marquis de Beuvron. L’église primitive était située à l’intérieur de l’enceinte du château des Harcourt et la marquise décida de la déplacer au nord du bourg, sur un terrain dit « le clos du Bec ».
Pour construire cette nouvelle église, des matériaux de l'ancienne église ont été réemployés.
Les vitraux de la nef sont de l'atelier Louis Barillet (1896-1987).
L'orgue est dû à Louis Debierre.En 1859, la façade occidentale a été refaite en style néo-classique
En 1923, le clocher est abattu. Il est remplacé en 1928 par un clocher-porche.

Histoire :

L'église a fait, en 2003, l’objet d’un inventaire par l’association «Patrimoine culturel et Arts Sacrés du Calvados».
L'édifice a beaucoup souffert de l'humidité qui favorisait l'apparition de champignons. Depuis plusieurs années, l'édifice fait ainsi l'objet de rénovations financées par la fondation du Patrimoine. Après la sécurisation des vitraux et sa mise en lumière extérieure et intérieure, la prochaine tranche concernera la réfection des boiseries du chœur et la restauration extérieure du porche.
En 2012, un don de 3000 euros a été octroyé par "La Sauvegarde de l'art français" pour réaliser des travaux de gros oeuvre.
La sixième tranche de travaux (2016) consiste en la restauration de la partie nord et de la partie centrale de la façade occidentale.

Objet(s) classé(s) :

PM14000130 autel (maître-autel) : l'Assomption Miniature PDF
PM14000959 gradin (2), tabernacle, exposition Miniature PDF
PM14000960 tableau : l'Assomption Miniature PDF