Mis à jour le 26-04-2018
Eglise

Description architecturale :

L'église, orientée, est bâtie selon un plan en T, aux branches courtes et épaisses. Il est prolongé au niveau de la première travée du mur gouttereau sud, par un bâtiment longiligne qui le relie aux bâtiments du lycée professionnel privé Victorine.

Elevation extérieure :

L'entrée s'effectue par le mur gouttereau nord, qui donne sur l'avenue. La première partie du mur, en retrait mais plus longue, correspond probablement à la nef. Elle est construite sur trois niveaux d'élévation : un haut soubassement scandé de piles épaisses, de hautes baies étroites, semi-obstruées, et enfin, une rangée de baies horizontales. La seconde partie du mur, en avancée, abrite sans doute la partie sacrée de l'édifice (transept et choeur). Elle se compose d'un soubassement légèrement moins haut que celui de la nef, et d'une immense verrière rectangulaire.
Au niveau de la transition entre ces deux espaces (espace profane et espace sacré) se trouvent le porche d'entrée et le clocher. Le porche est construit sur pilotis, et légèrement avancé. Le visiteur y accède par des escaliers. Quant au clocher, il consiste en un haut mur, qui abrite en partie supérieure trois cloches, disposées verticalement. Il est coiffé d'une croix latine maçonnée.
Les murs est et ouest présentent une structure semblable : un mur pignon aveugle, reposant sur un soubassement légèrement en retrait et sur pilotis.
Le mur sud ne peut être renseigné.
L'édifice est couvert d'une toiture en bâtière.

Histoire :

L'église paroissiale originelle, ainsi que le couvent Notre-Dame-du-Pré qui lui était affilié, sont entièrement détruits par les bombardements de 1944. Dès 1946, les décombres sont déblayés, mais il faut encore attendre dix ans avant que l'église ne soit reconstruite. Robert Camelot, architecte en chef de la reconstruction de Lisieux, est en charge des travaux, qui se déroulent entre 1956 et 1962. Se différenciant des églises classiques, l'architecture est considérée comme l'une des réalisations les plus remarquables de la Reconstruction. En effet, il propose un discours architectural novateur, tant sur le plan de la technique (préfabrication industrielle, voûtement audacieux, …), que des matériaux eployés (béton armé, fer). Max Ingrand réalise deux immense verrières – celle ornant le nord de l'édifice est dédiée à l'Annonciation –, tandis que Maurice Rocher réalise le décor du baptistère.
Dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine du XXe siècle, l'édifice est entièrement classé Monument historique le 24 avril 2006.

Classement monument historique :

PA14000060 Eglise Saint-Désir
L'église en totalité (cad. AB 23) : classement par arrêté du 24 avril 2006

Photos historiques :

APMH00012873 Lisieux Abbaye du Saint-Désir
APMH00013237 Lisieux Eglise du Désir
APMH00013238 Lisieux Eglise du Désir
APMH00013239 Lisieux Eglise du Désir
APMH00013259 Lisieux Eglise du Désir