N° 4140622 Église de l'Assomption Notre-Dame

Mis à jour le 06-09-2018
Eglise

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Description architecturale :

L'église est bâtie sur un plan en croix latine qui se termine par un chevet plat, et orientée. Un porche flanque sa façade occidentale, et un bâtiment annexe de plan rectangulaire, sa façade orientale.

Elevation extérieure :

La façade occidentale est un mur pignon coiffé d'une croix faîtière, et épaulé de deux contreforts à ressauts. Le mur pignon était percé d'une grande baie en arc brisé, qui a été comblé. Un petit porche est accolé à la façade : il possède également un mur pignon et deux contreforts à chacun de ses angles. Il est percé d'une large arcade en arc brisé, et abrite le portail, rectangulaire.
Le mur gouttereau sud est composé d'une première portion de mur correspondant à la nef, d'un faux-transept, et d'une seconde portion de mur correspondant au choeur. Le pan correspondant à la nef est construit légèrement en retrait, et s'élève moins haut que le choeur. Il est scandé de quatre contreforts à ressaut, qui suggèrent trois travées. La première et la troisième travées sont percées d'une baie en arc surbaissé, tandis que la deuxième est ornée d'une porte en plein cintre, surmonté d'une vierge à l'enfant placée dans une petite niche en arc brisé. La troisième travée comporte également un petite baie en arc trilobé. Une frise de corbeaux court le long de la corniche. La portion de mur correspondant au choeur présente trois travées comportant chacune une ouverture, séparées par deux contreforts à ressaut. Les deux premières baies sont d'une taille imposante, et possèdent des voussures en arc brisé et des piédroits. Elles sont également ornées d'un remplage ajouré dessinant un trilobe et subdivisées en deux lancettes à arcature trilobée par une fine colonnette. La troisième baie est une simple ouverture en arc brisé, très étroite. Une frise de corbeaux court à nouveau le long de la corniche, mais leur forme est différente de ceux de la nef. Quant à la façade du faux-transept sud, il s'agit d'un mur pignon épaulé sur chacun de ses angles de deux contreforts. Il est percé d'une large baie de style flamboyant : elle possède un arc brisé et des remplages qui la subdivisent en trois lancettes à arcature trilobée.
Le chevet est un mur pignon coiffé d'une croix faîtière. Son second niveau est percé de trois baies : une centrale, de style flamboyant, en ogive, et subdivisé en deux lancettes, et deux latérales, qui sont de simples ouvertures étroites en arc brisé. Son premier niveau est flanqué du bâtiment annexe, qui abrite probablement la sacristie. Il s'agit d'un petit édifice de plan rectangulaire, coiffé d'une toiture en pavillon. Une frise de corbeaux file sur ses quatre pans, au niveau de la corniche.
Le mur gouttereau nord présente la même structure que le mur méridional, à quelques différences près. Ainsi, le pan de la nef est scandé cette fois-ci de quatre contreforts qui dessinent quatre travées. La deuxième et la quatrième travées sont percées d'une baie rectangulaire. Le mur pignon du faux-transept nord est percé d'une large baie flamboyante plus étroite que la baie du transept sud : elle est subdivisée en seulement deux lancettes à arcature trilobée.
La tour-clocher orne la croisée du transept. Elle est de plan carré et s'élève sur deux niveaux. Le premier est orné d'arcatures en arc brisé. Le second niveau comporte le même décor sur ses quatre faces : deux étroites baies en ogive à voussures et piédroits, munies d'abat-sons, et encadrées de deux arcatures en arc brisé. Le clocher est coiffé d'une flèche polygonale sur terrasse, percée un pan sur deux d'une étroite ouverture évoquant une meurtrière ; les quatre angles de la terrasse supportent chacun un pyramidion.
Enfin, le porche, la nef, les deux bras du faux transept, et le choeur sont couverts d'une toiture en bâtière.

Elevation intérieure :

La nef est constituée d'un unique vaisseau, couvert d'une voûte en arc brisé. Un arc triomphal en ogive sépare la nef de la croisée du transept, tandis qu'un second du même type, sépare la croisée du transept du choeur. La croisée du transept et la première travée du choeur sont couvertes d'une croisée d'ogives. Les deux dernières travées du choeur possèdent une voûte d'ogives octopartite.

Histoire :

Voici les commentaires d'Arcisse de Caumont sur cette église, dans le troisième volume de Statistique Monumentale du Calvados :
"L'église de Louvières est une de celles pour la consolidation de laquelle la Société française d'archéologie a voté des fonds.
En 1844, le tonnerre frappa la belle tour qui s'élève sur le transept ; la commune ne pouvait subvenir seule à la dépense inattendue que cet événement rendait nécessaire ; mais le Gouvernement, l'Administration du département et la Société française d'archéologie lui sont venus en aide avec les fonds dont il a pu disposer, RI. l'architecte Delaunay a rétabli la partie supérieure du clocher, refait la charpente et la couverture détruites l'une et l'autre par la chute de la pyramide, restauré le choeur, voûté les chapelles du transept et construit des contreforts extérieurs pour arrêter la poussée des voûtes du choeur. Ces travaux ont été faits avec beaucoup d'intelligence.
La nef de Louvières appartient en partie au style roman. Ses murs présentent en effet des pierres disposées en arêtes et l'entablement offre des modillons à figures.
Le choeur se compose de deux travées dans le style de la première moitié du XIII e. siècle avec des voûtes peut être un peu moins anciennes, mais encore de la fin du XIIIe. ou du commencement du XIVe. Une sacristie moderne s'applique sur le chevet.
La partie la plus importante évidemment, c'est la belle tour dont voici le dessin; elle est du même temps que le choeur et s'élève au centre du transept; elle présente, comme on le voit, l'ordonnance habituelle des tours de l'époque, c'est-à- dire, sur chaque face, deux fenêtres en lancettes entre deux arcatures de même forme, quatre clochetons et quatre lucarnes à terminaison pyramidale à la base de la pyramide octogone. Celle-ci est une des mieux filées que je connaisse et les proportions en sont très-bonnes.
Les chapelles du transept sont d'une date bien postérieure à la tour et au choeur; elles paraissent dater du XVIIe. siècle. Celle du Nord pourrait être tout au plus de la fin du XVe. siècle." (A de Caumont 3-670)
Elle est classée en 1840, au titre de Monument Historique.
Depuis le 1er janvier 2017, la commune de Louvières a fusionné avec trois autres communes, Formigny, Ecrammeville et Aignerville, sous le vocable de Formigny la Bataille.

Classement monument historique :

PA00111509 Eglise
Eglise : classement par liste de 1840

Photos historiques :

APMH00012875 Louvières Eglise
APMH00012876 Louvières Eglise
APMH00012877 Louvières Eglise
APMH00018362 Louvières Eglise