Web
Image
Trier par :
Relevance
Relevance
Date
Web
 
 
 
Image
 
 
 
Mis à jour le 09-09-2018
Eglise

Prochains offices :

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur messes.info

Description architecturale :

L'église, orientée, est bâtie sur un plan allongé, se terminant par un chevet plat. Une tour-clocher est accolée à la façade occidentale, sur son flanc sud. La partie correspondant à la nef est plus large que celle du choeur, car le vaisseau central est flanqué de bas-côtés. Deux petits bâtiments, de plan polygonal, flanquent le chevet : l'un à l'est, l'autre au nord.

Elevation extérieure :

La façade occidentale, à mur pignon, s'élève sur deux niveaux. Le premier est percé d'un portail en arc surbaissé, et le deuxième, comporte une baie également surbaissée, surmontée d'une baie étroite de type « meurtrière ». Elle est encadrée au nord, par le mur des bas-côtés, et au sud, par la tour-clocher.
Cette dernière, de plan carré, est couverte d'une toiture en bâtière, et épaulée aux angles de deux contreforts à ressauts. Son élévation comporte trois niveaux. Elle est constituée tout d'abord, d'un haut soubassement percé sur chacune de ses faces, de deux baies de types « meurtrières », posées verticalement. Le deuxième niveau est orné sur chaque pan d'une baie rectangulaire, à remplage trilobé, munie d'abat-sons. Enfin, les murs pignons possèdent chacun une baie en arc brisé. Sur le pan est, entre la baie rectangulaire et celle en arc brisé, se trouve un cadran.
Le mur gouttereau sud est constitué d'une première partie correspondant à la nef, flanquée de ses bas-côtés, et d'une deuxième partie plus étroite, correspondant au choeur. La nef comporte donc deux pans de mur : celui qui abrite le vaisseau central est plus haut, et en retrait, et percé de trois baies en plein cintre, d'une taille particulièrement réduite. Le pan des bas-côté, lui, est en bâti en avancé, moins haut, et couvert d'une toiture en appenti. Quatre baies en arc brisé l'éclairent. La deuxième partie, qui abrite le choeur, est légèrement en retrait, et constituée de quatre travées, scandées par quatre contreforts. La première travée est simplement percée d'une porte à voussures et piédroits, tandis que les trois dernières comportent un haut soubassement, surmonté d'une large baie en arc brisé.
Le chevet plat, est flanqué d'un petit bâtiment – une chapelle ou la sacristie ? –, à cinq pans. Il est couvert d'un toiture en croupe polygonale. Chacun des pans de mur est ouvert par une baie en arc brisé ; celle qui perce le mur est étant plus large et mise en valeur par une arcature. Une frise dentelée court le long de la corniche.
Un second bâtiment, beaucoup moins haut, est accolé au chevet, sur son mur nord. Il est couvert d'une toiture en pavillon à cinq pans.
Le mur gouttereau nord ne peut être renseigné.

Étapes de construction :

« L'église de Lingèvres est d'une certaine importance et peut être analysée ainsi qu'il suit : choeur ogival de la fin du XIIIe siècle ; nef romane en partie reconstruite ; tour latérale, au Sud, d'une époque incertaine. (…) » Arcisse de Caumont
L'église est vraisemblablement datée du XIIIe siècle. Elle subit de nombreux dommages lors des siècles suivants, notamment lors des bombardements de 1944. Ainsi, elle est en parti reconstruite au XX siècle.

Histoire :

« (…) Une sentence de l'an 1535 indique qu'il y avait alors trois chapelles dans l'église de Lingèvres : une de la Sainte Vierge et deux autres de saint Nicolas et de saint Louis, qui sont détruites. L'abbesse de Cordillon présentait à la cure et percevait les deux tiers des dîmes, en vertu de l'acquisition que la communauté en avait faite par contre passé à Paris, le 11 mai 1689, du prieuré de Royal-Lieu, près Compiègne. Le livre Pelut de Bayeux, dressé au XIVe siècle, confirme ces faits, car il dit que l'église de Lingèvres était alors desservie par un religieux de Royal-Lieux : ecclesia de Linquebra – prior de Regali-Loco – desservitur per religiosum. » Arcisse de Caumont
En 1944, lors du débarquement en Normandie, le village, occupé par la Panze Lehr Division allemande, est bombardé puis libéré par la 50e Northumbrian Infrantry division britannique entre le 10 et 14 juin 1944. Dans l'assaut, 250 Britanniques sont tués, auxquels le monument aux morts sur la place de l'église fait hommage.