N° 4140438 Église Saint-Vigor

Mis à jour le 04-09-2018
Eglise

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Elevation extérieure :

L'église Saint-Vigor, orientée plein est, est bâtie selon un plan en croix latine, elle se compose d'un seul vaisseau. Dotée d'un clocher-porche à l'ouest, elle se termine à l'est par un chevet plat. Un bâtiment annexe de base semi-circulaire jouxte l'église à l'est (la sacristie ?).

Elevation intérieure :

à l'ouest, la tour-clocher de base carrée occupe la quasi-totalité de la largeur du vaisseau de l'église. Elle s'élève sur deux niveaux, distingués par un larmier. Au premier niveau, la porte principale de l'église est percée à sa base, en arc plein cintre. Sur un second registre, au-dessus de la porte, la paroi est ouverte par une baie en arc brisé. De part et d'autre, au nord et au sud, deux jours en archère rythment le premier niveau. Le second niveau de la tour-clocher est quant à lui scandé par quatre fines baies au milieu de chacune des quatre faces. Y sont installés des abat-sons. La tour-clocher est surmontée d'une toiture en bulbe : de base carrée, elle se convertit par l'intermédiaire de trompes en base circulaire avant de se terminer par un dôme. Un édicule ouvert coiffe la toiture, lui-même surmonté ensuite par une croix de ferronnerie et une girouette.
La face ouest de la tour-clocher contient également le mur pignon découvert du vaisseau de l'église. Ce mur pignon dépasse sur les côtés nord et sud de la tour-clocher, sous l'apparence de contreforts.
Les murs gouttereaux nord et sud sont identiques. Constitués d'un seul niveau, ces murs sont saccadés en trois parties. De part et d'autre, sur un registre supérieur, deux fenêtres avec un remplage fait de deux lancettes au réseau trilobé encadrent au centre une porte à un registre inférieur.
Le transept connaît lui aussi une symétrie : les murs pignons nord et sud sont percés d'une porte au milieu de sa base, surmontée par une grande baie en arc plein cintre au centre de la paroi. Une croix de faîtage surplombe le mur pignon.
Au-delà du transept, le mur gouttereau sud du chevet contient une baie en arc plein cintre. (Le mur gouttereau nord n'est pas renseigné, dû à un manque de documentation accessible à l'heure de cette rédaction, mais il ne serait pas vain de supposer qu'une même baie orne le mur gouttereau nord du chevet). Le chevet est plat, il s'agit d'un mur pignon sommé par une croix de faîtage et percé d'une grande baie en arc plein cintre.
La couverture de l'édifice est une toiture en bâtière.
Par-delà le chevet, le bâtiment annexe de base semi-circulaire est percé au sud d'une porte, et de trois jours sur son pourtour sous la toiture en terrasse.

Étapes de construction :

Non renseignée. La fiche du monument sur la base Mérimée (référence IA00000618) indique que l'élévation intérieure contient un couvrement en voûtes d'ogives.
L'église d'origine est datée du XIIe siècle.
Elle aurait été grandement reconstruite au XVIIe siècle, probablement par les seigneurs dont les armoiries sont visibles au chevet, sur la tour et dans le transept. Arcisse de Caumont rapporte avoir vu la date de 1686 gravée sur une des fenêtres du chœur, sans savoir s'il s'agit de la date de la reconstruction ou de la verrière.

Histoire :

L'église faisait partie de l'ancien diocèse de Bayeux.
Du XIIe au XVIIe siècle (1165-1629, semble-t-il), Donnay appartenait à la famille de Clinchamps, possible commanditaire de l'église. Arcisse de Caumont rapporte pour sa part qu'en 1436, Philippe et Jean Clinchamps étaient seigneurs de Donnay, avant qu'une famille de Bourgneuf - dont l'église comprend la tombe de l'un d'entre eux - l'ait été.
De 1885 aux environs de 1995, Donnay fut un lieu de pèlerinage, en raison de la construction de la grotte de Donnay en 1885.
L'enquête d'inventaire topographique se déroule en 1986, l'édifice est versé à l'Inventaire général du patrimoine culturel avant 1987.