N° 4140206 Église Saint-André

Mis à jour le 09-09-2018
Eglise

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Description architecturale :

L'église, orientée, est construite sur un plan allongé, se terminant par un chevet plat. Un clocher-porche de plan rectangulaire flanque la façade occidentale, et le choeur est en parti effondré.

Elevation extérieure :

La façade occidentale est constituée d'un clocher-porche de base carrée, qui s'élève sur trois niveaux. Dans l'angle nord, le visiteur trouve le monument aux morts. Le premier niveau est percé d'un portail en arc surbaissé surmontée d'un linteau, tandis qu'une baie en plein cintre munie d'abat-sons ouvre le deuxième niveau. Cette dernière est surmontée d'un cadran. Enfin le troisième niveau est polygonal et posé sur une terrasse quadrangulaire, percé sur chacun de ses pans d'une baie en plein cintre à abat-sons. Il est coiffé d'une petite coupole à plusieurs pans.
Le mur gouttereau nord est simplement percé de trois baies en plein cintre, tandis que le mur sud est orné de quatre baies de même type, et comporte un contrefort qui sépare la deuxième baie de la troisième.
Le chevet actuel est un mur pignon percé en partie supérieure d'un oculus, surmonté d'une arcature en arc brisé. Une petite baie étroite et rectangulaire surmonte le tout.
L'édifice est coiffé d'une toiture en bâtière.
L'ancien choeur, quant à lui, est encore accolé au chevet actuel. La voûte a disparu, mais une partie des murs subsistent. Il s'agissait d'un choeur de style gothique, de plan allongé, qui se terminait par un chevet plat.
Le mur sud comportait trois travées, scandée de baies et contreforts. La première travée était percée d'une porte en arc surbaissée, à voussures brisées et piédroits. Les deux premières travées étaient toutes deux éclairée d'une large baie en ogive, dont les remplages dessinaient deux lancettes à l'arc trilobé surmontées d'un quadrilobe. Une petite baie en plein cintre ornait la troisième travée, décorée de voussures en ogive et de piédroits. En guise de séparation entre les travées, un large contrefort épaulait la façade entre la première et la deuxième travées, et un contrefort droit et plat faisait de même entre la deuxième et la troisième. Aujourd'hui, seule la première travée possède encore sa porte et sa baie, le reste du pan de mur étant effondré.
Le mur gouttereau nord est plus abîmé dans sa partie supérieure. Il était ponctué de contreforts Une frise d'arcatures en arc brisé agrémentait son soubassement, et une porte à voussures et piédroits perçait sa première travée.
Une frise de corbeaux évoquant des mâchicoulis courait le long de la corniche, sur les deux murs gouttereaux.
Le chevet était un mur pignon percé d'une large baie en ogive, subdivisée en deux baies en arc brisé, surmontées d'une rose polylobée. Il était flanqué d'un petit bâtiment annexe, de plan carré et à la toiture en pavillon, qui devait abriter la sacristie. Aujourd'hui, ce bâtiment a entièrement disparu, et seul le soubassement du mur du chevet est encore visible (orné d'arcatures semblables à celle du mur nord).
La toiture, complètement effondrée, était à deux pans.

Elevation intérieure :

La nef est constituée d'un vaisseau unique, et séparée de l'espace du choeur par un arc triomphal en arc brisé.

Étapes de construction :

D'après Arcisse de Caumont, l'église daterait de l'époque romane, dont subsiste la nef. Le choeur de style gothique, daterait des XIIIe et XIVe siècle. L'édifice subit des travaux au XVIIIe siècle, en 1758. Enfin, l'église est en partie détruite par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale : le choeur, en parti effondré, est conservé à l'état de ruine. La tour-clocher est reconstruite à l'identique, tandis que la nef est réaménagée pour pouvoir accueillir également le choeur.

Histoire :

Arcisse de Caumont écrit quelques paragraphes sur l'église Saint-André, dans le premier tome des Satistiques Monumentales du Calvados :

« La nef de l'église fut rebâtie en 1758 sur une longueur de 52 pieds. Le chœur , y compris le sanctuaire, a 30 pieds environ , ce qui fait 82 pieds pour la longueur totale de l'édifice qui a 19 pieds de largeur. Ce chœur doit être de la première moitié du XIIIe. siècle : il offre au nord et à l'est , des arcatures ogivales d'un bon effet portées sur des colonnes , qu'il serait très-fâcheux de voir détruire par l'application d'une sacristie : du côté du nord est aussi une charmante porte , bouchée , dont l'archivolte est garnie de petites têtes plates. Les fenêtres sont en lancettes : le côté sud du chœur a moins de caractère , et l'on avait percé , vers le XIV". siècle , dans le chevet , au-dessus des arcatures , une grande fenêtre qui a été bouchée depuis. L'entablement est orné de modillons en biseau très-légers , portant une arcature ogivale subdivisée au sommet, ce que nous trouvons dans une très-grande quantité d'édifices du XIIIe. siècle et de la fin du XIIe. Ce chœur est voûté en "pierre. En refaisant la nef, on a ménagé quelques parties des an ciens murs , notamment , du côté du sud , un contrefort plat flanqué de deux colonnettes h chapiteaux romans , qui s'éle vaient jusqu'à l'entablement : on peut en conclure que la nef était romane et d'un style assez orné avant la reconstruction de 1758. La tour, à l'ouest, terminée par un petit dôme en pierre , comme on les faisait alors , est du style le plus pauvre. L'église est sous l'invocation de St. -André. Avant la ré volution, MM. Du Buisson et de Tontuit, seigneurs de Cristot, présentaient alternativement à la cure. Le curé et les re ligieux de Ste. -Trinité de Vendôme partageaient les dîmes par moitié. »

Le 16 mai 1927, le choeur est inscrit au titre des Monuments Historiques. Il est malheureusement détruit moins de vingt ans plus tard lors de la Seconde Guerre Mondiale et laissé à l'état de ruine. En effet, le village de Cristot est le théâtre de combats entre la 8e brigade blindée de la 50e division d'infaterie anglaise et des forces allemandes au lendement du Débarquement en Normandie. L'église est touchée par les bombardements et en partie ravagée.

Classement monument historique :

PA00111268 Eglise
Choeur : inscription par arrêté du 16 mai 1927