Mis à jour le 04-09-2018
Eglise

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Description architecturale :

L'édifice orienté est bâti selon un plan allongé. Il est devancé, au niveau du mur pignon ouest, par une tour-clocher. Accolé à la façade orientale se trouve un petit bâtiment annexe (peut-être la sacristie?). Le chevet est flanqué sur son mur gouttereau nord par un autre bâtiment annexe.

Elevation extérieure :

La façade occidentale en mur pignon est devancée d'une tour clocher s'élevant sur six niveaux d'élévation. Au premier un portail en plein cintre permet une ouverture sur la nef. Au deuxième niveau, deux baies, l'une est aveugle, l'autre possède une baie en plein cintre.Au troisième niveau, une série de trois baies géminées aveugles en plein cintre orne les côtés ouest et est. Au quatrième niveau, on trouve une baie géminée en baie cintre entourée de deux voussures reposant sur des colonnes. Au cinquième niveau, on voit une baie géminée en plein cintre. Et pour le dernier niveau d'élévation, la façade est percée de deux oculi juxtaposés. La tour est coiffée d'un clocher à pavillon percé par des petites ouvertures. Sur l'angle sud-est de la tour, il y a une tourelle qui accueille un escalier permettant de monter aux différents niveaux de la tour.
Le mur gouttereau sud est divisé en cinq travées délimités par des contreforts. La première est percé d'une baie rectangulaire, la seconde possède un portail entouré de voussure à motifs géométriques, ainsi qu'une petite ouverture au dessus. La troisième est ajourée d'une baie. Les deux dernières travées ont chacune une baie à remplage en arc brisé similaire ( la cinquième travée a également un portail).
La composition du mur gouttereau nord n'a pas pu être renseigné. Cependant, au niveau du chevet, il y a un bâtiment accolé servant de chapelle, qui est percé à l'est d'une baie à remplage en arc brisé. La toiture est composé d'un toit en bâtière.
Le bâtiment accolé à la façade orientale est hexagonale et possède pour chaque côté une baie aveugle (sauf le côté sud qui a un portail).

Elevation intérieure :

La nef a un vaisseau unique, du côté nord on voit une série d'arcade saillante au mur, dans lesquels se trouve des baies géminées en plein cintre, le côté sud possède trois baies en plein cintre ainsi qu'un portail.
La voûte de la nef est en plafond lambrissé. La séparation entre la nef et le choeur est marquée par un arc triomphal en plein cintre. Le chœur est percée de trois baies en plein cintre munie de vitraux sur le mur est. Il y a également une porte donnant accès au bâtiment annexe. Le chœur a une voûte en ogive quadripartite. Au nord, on accède à une chapelle par le biais de deux arcades en plein cintre.

Étapes de construction :

La nef et le chœur datent vraisemblablement du XIIe siècle.
Vers la fin du XIIIe ou début du XIVe siècle, la chapelle accessible depuis le chœur fut construite. Les voûtes du chœur datent quant à elles de la fin XVe ou début XVIe siècle.
L'édifice a été très endommagé pendant le bombardement de 1944.

Histoire :

Selon Arcisse de Caumont dans Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, 1857p. 654-661 : "L'église de Corneville est une de celles que j'ai signalées en 1825 et en 1827, et j'ai donné dans l'Atlas du IIIe volume de la Société des Anticaires une vue de la tour romane, sans contredit une des plus remarquables de ce style dans le département ; elle se compose de six étages, dont le dernier est percé sur chaque face de deux ouvertues rondes ou oculus, genre de fenêtres très rare : l'esquisse que je présente a été dessinée avec soin par Mr. Victor Petit [...] on remarque que la pyramide à quatre pans, quadrangulaire, avec lucarnes en saillie sur chaque face du toit, est postérieure au reste : je crois du XVe siècle. L'escalier par lequel on monte est du même temps que la tour. Il forme un corps cylindrique à l'un des angles, disposition que nous voyons dans beaucoup d'autres tour de l'époque.
La nef et le choeur datent vraisemblablement du XIIe siècle. La nef, malgré les fenêtres qu'on y a percées ou élargies postérieurement pour obtenir plus de jour, offre encore beaucoup d'intérêt : on y voit des modillons à figures grimaçantes sous la corniche et, au Sud, une porte qui était la principale. Le tympan est orné d'un bas-relief dont le sujet me paraît avoir quelque rapport avec celui du tympan de Marigny : ce sont des oiseaux à têtes de quadrupèdes, à queues enroulées et perlées, dévorant une bandelette perlée, symétriquement peu élevé, il a fallu comprimer un peu les figures ; mais l'attitude forcée des oiseaux ne manque pas d'élégance ni de mouvement. Il y avait autrefois, du côté Nord, un bas-côté qui a été supprimé, je ne sais à quelle époque. Les chapiteaux des colonnes monocylindriques supportant les arcades, au nombre de cinq, qui mettaient la nef en communication avec ce collatéral, se dégagent en partie du mur qui bouche à présent les arcades, et l'un d'eux montre un homme entre deux monstres qu'il paraît maîtriser avec calme. [...].
Le choeur, composé de deux travées , a subi bien plus de changement que la nef, parce qu'on lui a, vers le XIVe siècle ou la fin du XIIIe siècle, accolé, du côté du Nord, une grande chapelle qui communique avec lui par deux arcades ; cette chapelle a été voûtée dans l'origine : les voûtes du choeur ont des arceaux prismatiques qui annoncent la fin du XVe siècle ou le commencement du XVIe siècle.
On voit aussi, du côté de l'épitre, une fenêtre ogivale à deux baies et à compartiments flamboyants au sommet, qui doit dater de l'époque des voûtes ; mais le choeur était primitivement roman comme la nef, puisqu'il existe encore, du côté Sud (première travée), une porte romane dont l'archivolte élégante, ornée de lozanges, repose sur deux colonnes : cette porte est un peu moins large que celle de la nef.
Le fond baptismal, placé à l'extrêmité occidentale de la nef, appartient au type que j'ai désigné, dans mon Cours d'Antiquités, sous la dénomination de cuves baptismales octogones ; il peut dater du XIVe siècle ou de la fin du XIIIe siècle, comme la chapelle accolée au choeur. Les huit panneaux sont garnis de la figure d'une fenêtre ogivale dont le sommet est rempli par des feuillages. [...]
L'église est sous l'invocation de Notre-Dame. Le seigneur laic ou le roi nommaient à la cure ; le curé percevait les dîmes. On voit dans le cimetière le tombeau de Mr. Charles-Léonor-Louis, comte de Marguerye, maréchal-de-camp, chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion-d'Honneur, décédé à Bayeux, le 2 juin 1840, dans sa 82eme année.
Et celui de Mme. La comtesse de Quarré, décédée à Bayeux, en 1838, âgée de 63 ans. Cette dame était la mère de Mme. la comtesse de Marguerye et de Mr. Le comte de Quarré, sénateur de Belgique.
Mr. le comte de Marguerye, son gendre, fils de Mr. Léonor de Marguerye, maréchal-de-camp, est mort l'année dernière (1855) et doit reposer dans le cimetière de Colleville, près de son père et de son épouse, née de Quarré, qui est morte depuis lui."

Classement monument historique :

PA00111232 Eglise
Eglise : classement par liste de 1840

Objet(s) classé(s) :

PM14000244 fonts baptismaux Miniature PDF

Photos historiques :

APMH00008042 Colleville-sur-Mer Eglise
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